LANCEMENT DES JOURNEE NATIONALES DE VACCINATION SYNCHRONISEE CONTRE LA POLIOMYELITE
Dimanche, 07 Mars 2010 02:37
Fada déclare la guerre à la Polio

Les deux cas de poliomyélite détectés à Joal-Fadiouth et à Pikine il y a deux mois ont suffi pour que le ministère de la Santé déclare la guerre à la maladie « anti-économique » qui ne s’était pas manifestée au Sénégal depuis 1998. Une vaste campagne de vaccination aura lieu du 6 au 9 mars. Pour stopper la circulation du poliovirus sauvage, les journées de vaccination seront synchronisées avec les pays limitrophes, ceux de la Cedeao, le Tchad et la république Centrafricaine.

 Le Sénégal n’a enregistré aucun cas de poliomyélite pendant 12 ans, de 1998 à 2010. Il y a deux mois, deux cas se sont révélés chez des enfants d’1 et 3 ans, à Joal-Fadiouth et à Pikine. Pour le premier enfant, les analyses faites en Afrique du Sud ont révélé qu’il s’agit d’un virus importé. Une situation qui est certes loin d’une épidémie, mais le gouvernement du Sénégal a pris le taureau par les cornes, en lançant samedi prochain une vaste campagne de vaccination sur toute l’étendue du territoire.

Le coup d’envoi sera donné par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye au centre culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine. Pour avoir toutes les assurances que le Sénégal sera définitivement débarrassé du virus hautement contagieux (pour chaque cas, il y a environ 200 autres enfants infectés, capables de transmettre la maladie), le ministre de la Santé Modou Diagne Fada, en conférence de presse hier, a assuré que son département travaillera à repousser l’ennemi le plus loin possible. Pour y arriver, ils vont coordonner leurs actions dans un programme de vaccination synchronisé, en association avec les pays limitrophes, ceux de la Cedeao, le Tchad…

Tous les fonds nécessaires ont été mobilisés par l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) a révélé Fada, sans donner un chiffre sur le montant. Mais le soutien financier demandé, les vaccins, les matériels ont déjà été acheminés dans tous les districts sanitaires. Pour les parents ou tuteurs qui choisiront de rester à domicile, une équipe mobile est disponible pour faire le porte-à-porte et donner les gouttes précieuses aux enfants. Conscient du scepticisme de certains parents qui craignent que ces vaccins soient à l’origine d’un « mauvais sort », le ministère de la Santé a fait appel à des guides religieux pour les sensibiliser. Ils n’iront pas jusqu’à recourir à la force face à un parent réticent ; cependant Fada a rappelé que le droit à la santé est prévu dans la constitution.














Auteur: Hadja Diaw GAYE
 

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