Extension Factory Builder Dépôt aujourd’hui de la liste de Benno pour les Législatives : La course d’obstacles pour l’espoir
A+ R A-

Dépôt aujourd’hui de la liste de Benno pour les Législatives : La course d’obstacles pour l’espoir

Envoyer Imprimer PDF
A quelques heures du dépôt des listes pour les Législatives du 1er Juillet, l’incertitude plane toujours au sein de la Coalition Benno Bokk Yaakaar à l’épreuve du choix. La démarche unitaire qui n’agrée pas tout le monde au départ risque de créer la fissure qui se fait déjà ressentir. Jusque tard dans la nuit d’hier, seuls les quatre grands ténors étaient signataires du dossier qui devait être déposé sur la table du ministre de l’Intérieur à minuit.
La nuit a été longue et stressante pour les plénipotentiaires de Benno Bokk Yaakaar. Au sein de cette coalition, la confection des listes des «députables» s’est éternisée durant la nuit d’hier autour de conciliabules, de longs compromis et aussi la gestion des déceptions et des frustrations qui risquent d’être fatales à Benno Bokk Yaakaar dont l’équilibre fragile tient encore à un fil : le dispatching consensuel des sièges pour les Législatives du 1er Juillet. Ce défi semble difficile à relever pour ce conglomérat de partis à l’épreuve des quotas (nombre de sièges réservés à chaque parti) et du respect scrupuleux de la parité. Jusque tard dans la nuit, les débats se sont prorogés pour se poursuivre aujourd’hui avant le dépôt des listes durant cette journée au ministère de l’Intérieur. Hier, les différents plénipotentiaires de partis de cette coalition ont étudié avec minutie tous les scénarios possibles pour établir des listes consensuelles dont la parité et les ambitions grandiloquentes des seconds couteaux  ont davantage compliqué la confection.
Il est resté une énigme jusqu’à l’heure du bouclage. Oumar Guèye, Chargé des élections du parti Rewmi,  interrogé, hier, en milieu de soirée, seuls quatre leaders de la coalition victorieuse avaient apposé leur signature sur le dossier qui devrait être déposé au ministère de l’In­térieur. «Macky Sall, Idrissa Seck, Tanor Dieng et Mous­tapha Niasse ont pour le moment signé. Selon le code, il faut déposer le nom de la coalition et les partis signataires au niveau du ministère de l’In­térieur d’ici minuit (dimanche minuit). Au­jourd’hui on en a quatre (Macky, Tanor, Idy, Nias­se) pour le moment et cela peut évoluer d’ici minuit», rassure-t-il. Il faut qu’un schéma alternatif soit échafaudé dans le souci de minimiser les probables frustrations. Celui-ci con­siste à prendre les résultats de la Pré­si­dentielle en baromètre de représentativité sur les listes départementales et nationale. «Ce qui est retenu par rapport à la confection des listes est que chaque parti sera représenté proportionnellement aux résultats qu’il a obtenus à la Présiden­tielle», confirme M. Guèye.
Un schéma «catastrophi­que» pour certains membres com­me Mor Dieng qui a réaffirmé dans la nuit d’hier, son engagement à se faire phagocyter dans la coalition.
Dans les partis et coalitions membres de Bby, on tente de corriger les frustrations laissées par la répartition du quota de ministre. A l’Alliance des forces de progrès (Afp) qui a connu des moments de tension après les nominations de Malick Gackou et Mata Sy Diallo dans le gouvernement, on est en train de ménager les susceptibilités et les frustrés. Cette fois-ci, le groupe des cadres et celui des jeunes lésés la dernière fois sont privilégiés au détriment des femmes et le «groupe mixte» qui siège dans le gouvernement. Selon des sources, certains jeunes comme Alioune Sarr seront promis à la liste nationale de Bby dans des positions assez respectables pour sauver une face déjà hideuse.
à qui profite la démarche unitaire ?
L’incertitude qui mine la Coa­li­tion Benno Bokk Yaakaar semble légitimer les questions agitées par certains observateurs politiques: pourquoi aller aux Législatives en coalition ? A qui profite cette coalition ? D’aucuns pensent que les Législatives sont une manière pour chaque parti de jauger sa représentativité. Dès lors, une démarche unitaire relève de l’absurde, fut-elle pour la bonne cause (en finir avec le régime Libéral). En réalité, selon des indiscrétions, l’Apr et Benno Siggil Senegaal étaient dans une logique d’aller seuls aux Législatives. Tanor et Idrissa Seck se sont agrippés sur la bouée de la coalition, car croulant sous le poids d’une aura et d’une représentativité en décadence. En attestent les résultats du premier tour de la Présidentielle du 26 février dernier.
Les leaders retournent chez eux
Par B. SAKHO - Les leaders de Benno Bokk Yaakaar  retrouvent un nouveau défi : les élections législatives. Dans l’espoir de retrouver une Assemblée nationale forte et crédible, les «hommes du pouvoir»  auraient accepté de retrouver le terrain et surtout remettre en enjeu leur représentativité en s’engageant dans leur fief respectif. Selon un contact, Moustapha Niasse, Idrissa Seck et Ousmane Tanor Dieng, moteurs de la coalition aux côtés de Macky Sall, ont accepté de devenir les têtes de liste dans leur département. Cette idée agitée récemment dans ces colonnes donne plus de hauteur à une coalition hétéroclite. Ce qui donne aussi plus de garantie victorieuse à cette coalition qui a écœuré l’ancien parti au pouvoir.
Idrissa Seck à Thiès ?  C’est une décision logique qui n’aurait pas fait l’effet de longues discussions internes. Jamais député, le maire de Thiès est un gage de victoire dans ce département acquis à son aura et à son influence. En perspective de la recomposition de la classe politique, il trouverait à l’Hémicycle un nouveau souffle après des années d’errance entre le pouvoir et l’opposition. Moustapha Niasse à Nioro ?  Ex-Premier ministre, il a trusté tous les honneurs gouvernementaux. A Nioro aussi, c’est un symbole qui revient dans sa base pour assurer une majorité à sa coalition à l’Assemblée nationale. En tout état de cause, le patron de l’Alliance pour les forces de progrès (Afp) lorgnerait aussi, selon certains analystes, le sommet de l’Hémicycle pour permettre aux institutions de retrouver toute leur crédibilité. Autant de points d’analyse qui ont pesé dans la balance au moment de confectionner les listes pour «caser» les têtes d’affiche.
Ousmane Tanor Dieng à Mbour ? Lui à Mbour aussi n’a pas souffert de remise en cause malgré les incertitudes qui entourent ce département qu’il  n’a jamais vassalisé pour en faire un grenier électoral. Il est constant que l’euphorie victorieuse servira sans aucun doute les alliés qui gardent la main sur l’électorat de cette circonscription qui garde en tête le meurtre non encore élucidé de Mamadou Diop. Pour les leaders, les obstacles ont été vite contournés  grâce à leur expérience et surtout à leur poids politique.
Cette stratégie de «caser» les chefs de parti dans les départements ne pourra pas étouffer tous les appétits. Ces Législatives sont une bouée de sauvetage pour le camp des vainqueurs obligé de réduire le train de vie de l’Etat qui sera encore mis à épreuve pour satisfaire tout le monde. En casant les têtes d’affiche, on transfère la colère et la frustration chez les seconds couteaux qui espèrent satisfaire leurs aspirations à travers les listes nationales soumises aussi à la parité. Quel dilemme pour ces canards sans tête ! Dernier énigme : Jusqu’au bouclage, le nom de la tête de liste nationale n’est pas encore connu. C’est sûr: on a veillé pour trouver un consensus et sauver la face.
Source; Lequotidien.sn


Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Ajouter un Commentaire


Nos dossiers






Newsletter

Le meilleur de letemps.sn sélectionné par la rédaction. Entrez votre adresse email pour recevoir l'actualité.

Le temps est aussi sur:

Facebook Twitter Youtube Reader

Vidéos

Aujourd'hui : 998
En ligne : 6