Extension Factory Builder MANQUE DE FORMATION, DE RENFORCEMENT DES CAPACITES ET D’APPUI A LA CREATION : Ces maux qui gangrènent la danse au Sénégal
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MANQUE DE FORMATION, DE RENFORCEMENT DES CAPACITES ET D’APPUI A LA CREATION : Ces maux qui gangrènent la danse au Sénégal

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La journée internationale de la danse a soufflé sa trentième bougie. La célébration de l’édition 2012 de cet événement, qui réunit plusieurs acteurs, a été présidée par le ministre de la Culture et du Tourisme, dimanche.
La journée internationale de danse a été célébrée, hier. A Dakar, la maison de la culture Douta Seck a servi de cadre pour les acteurs de ce secteur qui ont fêté l’événement qui en est cette année à sa 30e édition. Ils se sont ainsi servis de la journée comme prétexte pour revenir sur
les problèmes qui détériorent la danse au Sénégal. A cet effet, Malal Ndiaye, président de l’Association nationale des ballets et danses fondamentales du Sénégal témoigne : «Les maux qui gangrènent le secteur, c’est le manque de formation, l’absence de renforcement des capacités, le défaut d’appui à la création, la circulation de nos produits, mais aussi et surtout le statut des artistes qui est inexistant et la protection des droits d’auteurs qui fait défaut. Ce sont des lois primordiales qui ne sont malheureusement pas respectées au Sénégal». La propagation des nouvelles danses obscènes est aussi fustigée par les acteurs culturels. M. Ndiaye de confier ainsi, dans ce sens, «on a fait des séminaires avec un sociologue sur cet aspect de la danse. Et c’est vrai qu’il y a une part de responsabilité de la fédération, mais aussi des médias». Sur un autre registre, relativement à la revalorisation des infrastructures culturelles, surtout de danse, il indique : «on a l’école nationale des arts, mais c’est juste un nom. Ce n’est pas un milieu où on peut former un chorégraphe qui sort avec les outils qu’il faut».
En outre, lors de la cérémonie officielle de célébration de cette journée, dimanche, dans la matinée, de bons pas de danses modernes comme traditionnelles n’ont pas manqué à la Maison de la culture Douta Seck. Le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour a ainsi assisté aux prestations de divers ballets et fédérations dont «Linguère» du théâtre national Daniel Sorano, le groupe «Kaadu», la troupe «Bakalama», entre autres. Youssou Ndour qui dit accorder son soutien aux danseurs pour la mise sur le marché de produits et spectacles pour favoriser l’économie et le tourisme a d’ailleurs indiqué que «le Sénégal a beaucoup évolué dans le cadre de la danse. Nous venons d’arriver, mais nous allons plus les accompagner. Je suis pour la diversité et c’est d’ailleurs l’une de nos richesses. Il faut prendre cela comme une chose positive». Aussi, le ministre a précisé qu’«il faut qu’on soit un peu plus pointu par rapport à la chorégraphie pour rivaliser avec les autres. Si on trouve avec nos partenaires un lien pour accentuer le travail autour de la chorégraphie, le Sénégal aura de belles chances».
CELEBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DANSE LE 29 AVRIL : En hommage à Jean Georges Noverre, le père du ballet moderne
La journée internationale de la danse ne date pas, d’aujourd’hui. En effet, depuis une trentaine d’années, elle est célébrée à l’échelle mondiale. Cet événement culturel qui réunit plusieurs acteurs du secteur a été mis sur pied par le Comité international de la danse de l’Institut international du théâtre (Iti) et une organisation non gouvernementale associée a l’Organisation des Nations unies pour l’éducation la science et la culture (Unesco). Cette journée est célébrée le 29 avril de chaque année. Le choix de cette date n’est toutefois pas fortuit. Parce qu’elle coïncide avec l’anniversaire de Jean Georges Noverre, le père du ballet moderne. A chaque anniversaire, c’est le message d’un danseur ou chorégraphe chevronné choisi par la structure fondatrice de la journée qui est émis à travers le monde. Pour cette 30e édition, commémorée ce dimanche 29 avril 2012, c’est le chorégraphe belgo-marocain, Sidi Larbi Cherkaoui qui est à l’honneur. L’objectif du message ainsi délivré étant de célébrer la danse, de révéler l’universalité de cette forme artistique, de dépasser les barrières politiques, culturelles et ethniques et de rassembler les gens autour du langage commun de la danse. En phase avec la communauté internationale, le Sénégal n’est pas en reste puisque célébrant chaque année cette journée.

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